Lorsque la marmite bout l'amitié fleurit

Le pêcheur gourmand

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Alimentation santé

L’alimentation a une influence prépondérante sur la qualité de notre santé.

Une alimentation qualitativement et quantitativement adéquate est indispensable pour assurer une croissance et un développement harmonieux.

Elle fournit à notre organisme l’énergie et des substances nécessaires à son bon fonctionnement. Depuis les années 1960, la recherche sur les liens entre alimentation et santé s’est considérablement développée. De nombreux travaux scientifiques ont permis de mettre en évidence le rôle des facteurs nutritionnels (excès ou insuffisance) dans la survenue de maladies chroniques.

  • Certains facteurs nutritionnels sont étroitement liés avec l’augmentation de nombreuses pathologies, comme les maladies cardio-vasculaires, l’obésité, l’ostéoporose et certains cancers. Ils jouent également un rôle important dans la survenue des allergies. Ils influencent très largement notre santé, nos maladies et même notre espérance de vie.

En cinquante ans les habitudes alimentaires des Français ont radicalement changé.

  • De nombreux facteurs en sont la cause : accroissement de l’offre alimentaire, amélioration des conditions socio-économiques ou encore changement des modes et des conditions de vie.

Certains aliments ont connu une baisse importante de leur consommation. C’est le cas du pain, des pommes de terre ou encore des légumes secs dont la consommation annuelle par personne a été divisée par deux.

  • Pour d'autres, le phénomène inverse est constaté. La viande (multipliée par deux), les œufs, le fromage, les yaourts ainsi que les matières grasses ajoutées comme le beurre et l’huile, ou les sucres ajoutés aux aliments industriels ou aux boissons.

L’évolution de la consommation des Français n’a cependant pas supprimé certaines habitudes, dites « régionales » ou « traditionnelles », restées stables. L’alimentation représente en effet dans beaucoup de régions un véritable patrimoine culturel.

  • L’aspect positif essentiel, en terme de santé, de l’évolution de l’alimentation des français est qu’elle est aujourd’hui très diversifiée. La presque totalité de la population française a accès à un nombre plus important de « groupes » d’aliments (comme la viande par exemple) réservés jusque-là à des populations socialement favorisées.

  • Mais des points négatifs existent. Ainsi, l’apport en glucides totaux a diminué. Ce changement est lié à la réduction des apports en glucides dit « complexes » (pain, céréales, pommes de terre et légumes secs), non compensée par l’accroissement de la consommation des sucres « simples » ( fruits et lait). Enfin, il faut noter que le saccharose (sucre des boissons gazeuses et des desserts par exemple) qui n’est pas indispensable et doit être limité à 10% de l’apport total en glucides, a fortement augmenté en entraînant sa surconsommation.

  • L’augmentation de la consommation de viande, de poissons et de produits laitiers a contribué à augmenter l’apport en lipides notamment saturés et d’origine animale.

Nos habitudes de consommation ont aussi changé. Les principales évolutions constatées ces dernières décennies sont :

  • Une diminution du temps de préparation des repas avec parallèlement une augmentation de la consommation des produits alimentaires transformés et rapides à préparer (qui représenteraient de 70 à 80% de l’alimentation).

  • Une déstructuration des rythmes alimentaires avec une augmentation des prises alimentaires hors repas et des repas « sautés ». Ce phénomène est surtout fréquent chez les adolescents et est souvent associé au grignotage et au fast-food ou « snacking ». Ce pendant l’attachement aux repas traditionnels reste très fort, surtout dans les familles. Dans 8 foyers sur 10, tout le monde dîne ensemble.

  • Un essor de la restauration hors foyer et notamment de la restauration collective que ce soit en milieu scolaire ou professionnel.

Améliorer les habitudes de consommation alimentaire : un enjeu prioritaire de santé publique.

  • Devant l’enjeu de santé publique que représente une bonne alimentation, un programme national nutrition-santé (PNNS) a été lancé en France au mois de janvier 2001.

Ce plan définit des objectifs nutritionnels prioritaires pour inciter à une modification de la consommation alimentaire.

Il s’agit notamment :

  • De rééquilibrer l’apport énergétique journalier (réduire la consommation des graisses) en privilégiant les acides gras insaturés, en augmentant la part des sucres (glucides), en favorisant les fibres aux dépends des sucres simples.

  • D’augmenter en conséquence la consommation des fruits et des légumes et de réduire celle de l’alcool (moins de 20 gr par jour pour un adulte).

  • D’augmenter la proportion de calcium pour 25% de la population encore carencée.

  • De réduire de 20% la fréquence de la surcharge pondérale et de l’obésité chez l’adulte et interrompre l’augmentation de l’obésité chez enfant ou encore augmenter l’activité physique. A ces objectifs spécifiques destinés à certains groupes à risque (femmes enceintes ou personnes âgées par exemple).

VIVRE BIEN, C’EST D’ABORD BIEN MANGER

L’équilibre alimentaire, basé sur un bon apport nutritionnel, la variété et la modération favorise la prévention de maladies. Lorsque la maladie est là, une alimentation adaptée peut favoriser la guérison ou la stabilisation.

Les conseils pratiques :

Le principe consiste à choisir chaque jour des aliments parmi tous les groupes proposés, en favorisant quantitative ceux situés au bas de la pyramide, on les savourera avec modération, mais bonne conscience.

  • Rien n’est interdit ! Bien cuisinés, varié, colorés et goûteux contentent les papilles de chacun.

  • Tous les groupes d’aliments doivent être représentés et la source des nutriments doit être variée : protéines d’origine animale et végétale, matières grasses de diverses origines.

  • Une bonne répartition des repas au long de la journée.

  • Prévenir la déshydratation en buvant au moins un litre et demi de liquide réparti sur la journée.

Les féculents (riz, les pâtes, le maïs, blé, légumes secs et pommes de terre) procure une énergie efficace pour les muscles et le cerveau, calme bien l’appétit et se convertit peu en graisse corporelle. De plus, ces aliments nous apportent des protéines. Les féculents devraient être présents à chaque repas.

Légumes en abondance au moins 3 fois par jour ! Avec les féculents, les légumes devraient constituer la base du déjeuner et du dîner. Crus ou cuits, surgelés ou en conserve, comme il vous plaira. Trop souvent on oppose féculents et légumes en ne proposant que l’un d’entre eux à chaque repas. Or il est de loin préférable d’associer au cours du même repas un légume et un féculent afin de bénéficier des effets complémentaires des fibres et des glucides lents. Ce sont des aliments protecteurs qui participent au maintien de la forme et à la prévention des maladies. Leurs fibres améliorent le transit intestinal et favorisent l’équilibre de la flore et calment bien la faim. L’apport en calories des légumes est négligeable ; vous pouvez donc en consommer autant que vous le souhaitez, même si vous êtes soucieux de votre ligne.

Fruits au moins 2 fois par jour – Crus, cuits, surgelés ou conservés ils aident à nous protéger des maladies. Leurs fibres préviennent la constipation et favorisent l’équilibre de la flore intestinale. La viande, le poisson et les œufs sont indispensables comme sources de protéines d’excellente qualité et ils rendent plus savoureux le plat principal, mais leur volume dans l’assiette devrait être moindre que celui des féculents ou des légumes. Pour limiter la quantité de graisse dans l’alimentation vaut mieux choisir parmi les produits maigres.

Le lait et les produits laitiers Grâce à leur richesse en calcium, ils sont indispensables pour leur contribution en calcium. Les produits fermentés (yaourts) sont plus digestes.

Apports des différents groupes d'aliments
DEJEUNER Journée 1
Entrée Féculents
Plat Oeufs
Garniture Cuidité
Fromage Fromage fermenté
Dessert Cuidité + féculents
Entrée Cuidités
Plat Viande hachée